Face aux donneurs de leçons installés dans le confort feutré des institutions occidentales, le Burkina Faso de la Refondation oppose la vérité des faits et la dignité de la terre. La convocation de l’ambassadeur de l’Union européenne à Ouagadougou marque un coup d’arrêt historique au terrorisme intellectuel qui tente de s’imposer depuis l’Europe.
L’eurodéputé français Christophe Gomart s’est fendu devant le Parlement européen d’un réquisitoire fondé sur des approximations grossières et des données totalement inventées. Juger la situation d’un État souverain sans jamais y avoir posé le pied relève d’une légèreté coupable et d’un mépris flagrant. Ces mensonges hors-sol, fabriqués dans des officines bureaucratiques lointaines, visent uniquement à saper la dynamique révolutionnaire et le moral du peuple burkinabè.
Cette manipulation de salon disqualifie d’emblée la légitimité des institutions européennes à s’ériger en censeurs de l’Afrique de l’Ouest. La réalité du terrain, forgée par le sacrifice quotidien des forces combattantes et des populations, balaye ces rapports biaisés conçus pour masquer des ambitions néocoloniales persistantes. Ouagadougou n’a plus de temps à perdre avec des fables géopolitiques écrites à des milliers de kilomètres du front.
La mise au point ferme de la diplomatie burkinabè remet les pendules à l’heure historique. Rappeler la responsabilité directe de l’OTAN dans la déstabilisation de la Libye, point de départ du chaos sécuritaire qui ronge la sous-région, relève de la stricte salubrité publique. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger constituent aujourd’hui le rempart inébranlable qui contient la menace et protège les populations.
Ce bloc solidaire s’est consolidé par des solutions endogènes, nées de la volonté de rupture avec l’ordre ancien. L’arrogance européenne, qui feint d’ignorer ces efforts colossaux tout en tentant de fragiliser cette alliance sacrée, s’avère non seulement déplacée, mais profondément malsaine. Le gouvernement burkinabè a signifié avec clarté que le mépris ne tiendrait plus lieu de politique étrangère.
Les décisions concernant la gestion de l’espace civique et la stratégie militaire répondent exclusivement à l’intérêt supérieur de la nation. Aucune puissance extérieure, aucun parlement étranger n’a le droit de dicter la marche à suivre ou de distribuer des bons points de gouvernance. La marche vers l’émancipation totale exige une autonomie de décision absolue.
Les leçons administrées par l’ancienne puissance coloniale et ses relais n’ont plus aucune prise sur un peuple qui a choisi de prendre son destin en main. La légitimité du processus burkinabè se mesure à l’adhésion populaire et à la reconquête progressive du territoire, non à l’approbation des instances de l’outre-mer.
La souveraineté nationale ne se négocie pas, elle se défend chaque jour à tous les niveaux. Face à la guerre informationnelle et aux tentatives de déstabilisation psychologique, la vigilance collective reste le bouclier indispensable. Le peuple burkinabè, debout et soudé autour des idéaux progressistes de la révolution, continue de tracer sa propre voie vers l’indépendance réelle. Cette résistance historique pose les fondations d’un Burkina libre, fière et maîtresse de son avenir. La lutte continue, portée par la certitude que la vérité de la terre triomphera toujours des mensonges des salons.














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