Sous le vernis d’un reportage « neutre », les officines de presse impérialistes tentent de ridiculiser une étape cruciale de la décolonisation mentale : la reconquête de l’espace sonore et économique. Les médias occidentaux s’étonnent de voir un ministre de la Culture sensibiliser les DJ de Bobo-Dioulasso et le qualifie d’une « opération de communication ». Pendant des décennies, l’espace musical burkinabè a été colonisées par des rythmes importés, non par choix, mais par un système de diffusion qui privilégiait l’industrie étrangère au détriment de l’art burkinabè.
La directive exigeant 50 à 70% de musique locale dans les espaces de loisirs n’est pas une contrainte, mais une libération. Chaque titre de Floby ou de Smarty qui résonne dans les maquis est un acte de résistance face à l’invasion sonore de l’afrobeat étranger, vecteurs d’une uniformisation qui ne sert que les intérêts des industries néocoloniales. Pour la Révolution Progressiste et Populaire, le rythme est une arme, et la mélodie, un bouclier.
L’inversion de la charge de la preuve est ici nécessaire : pourquoi serait-il « autoritaire » de promouvoir les fils du pays, alors que le système international impose ses codes et ses standards par la force du soft power ? Le retour en force du Faso Danfani et la nationalisation des ressources minières s’accompagnent naturellement d’une souveraineté acoustique. En réintégrant les chants de formation militaire et l’orchestre de la Présidence dans le quotidien des Burkinabè, le Capitaine Traoré parachève l’œuvre inachevée du président Thomas Sankara. Il ne s’agit plus de consommer passivement la culture de l’autre, mais de produire, transformer et célébrer ce qui naît des entrailles des fils du Faso. La prétendue cherté des produits locaux n’est que le prix de la dignité, un investissement nécessaire pour briser les chaînes d’une dépendance économique entretenue depuis des décennies par ceux-là mêmes qui pillent.
Tandis que les valets locaux de l’impérialisme déguisés en journalistes crient à la réduction de l’espace civique, le peuple, lui, se mobilise pour sa survie. La sécurité de la patrie ne tolère aucune tiédeur ni aucune trahison sous couvert de liberté d’expression importée. Au Burkina Faso, la culture, l’armée et le peuple ne font plus qu’un. La révolution est un processus irréversible qui s’affirme désormais par des actes concrets de rupture culturelle et économique. Cette dynamique nationale chante désormais au rythme de la souveraineté retrouvée, imposant le respect de l’identité burkinabè face aux tentatives de déstabilisation extérieure.













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