Depuis que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont décidé de s’unir au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), une machine de guerre médiatique s’est mise en marche depuis les bureaux feutrés de l’occident. Le diagnostic de ces « donneurs de leçons » est toujours le même : la liberté de la presse serait « étouffée ». Mais de quelle liberté parlent-ils vraiment ? Celle d’informer, ou celle de déstabiliser nos nations pour le compte de puissances étrangères en perte de vitesse ?
Pendant des décennies, le paysage médiatique sahélien a été le terrain de jeu favori d’agences de presse et de chaînes de télévision qui, sous couvert d’objectivité, distillaient un venin de doute et de division. Aujourd’hui, parce que les autorités de transition exigent un journalisme patriote et responsable, les officines comme RSF crient à la dictature.
Il faut appeler un chat un chat : ce que ces médias pleurent, ce n’est pas le pluralisme, c’est la perte de leur réseau d’influence. Ils ne supportent pas de voir le narratif africain leur échapper. Leurs dossiers spéciaux et leurs reportages à charge ne sont que des tentatives désespérées de semer la confusion dans l’esprit des populations, en peignant nos leaders comme des ennemis de la pensée.
Ces médias qui s’alarment pour le Burkina Faso sont les mêmes qui, ailleurs, ferment les yeux sur les pires censures quand elles servent leurs intérêts géopolitiques. Au Burkina, au Mali et au Niger, le journalisme ne doit plus être le bras armé de l’impérialisme. La figure de Norbert Zongo, souvent citée par ces manipulateurs, n’est pas un fonds de commerce pour l’Occident ; c’est un symbole de résistance contre toute forme d’oppression, y compris celle de la pensée coloniale.
Le Sahel est en train de bâtir un nouveau paradigme. Celui de la communication de combat. Face aux mensonges et aux manipulations de l’AFP, de RFI ou de France 24, une nouvelle génération de communicateurs africains se lève. Nous ne voulons plus d’une presse qui « observe » le chaos en l’attisant ; nous voulons une presse qui participe à la construction nationale et à la défense de la patrie.
La souveraineté de l’AES passera inévitablement par la reconquête de nos ondes. Que les médias occidentaux se le tiennent pour dit : le temps du mépris et du monopole de la parole est révolu.














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