Burkina Faso : « 200 milliards » quand un chiffre tronqué tente d’ébranler un projet souverain

Burkina Faso

L’annonce du lancement de l’autoroute Ouagadougou-Bobo-Dioulasso, sous l’égide de l’Initiative Faso Mêbo, marque un tournant paradigmatique dans l’histoire infrastructurelle du Burkina Faso. Au-delà de la prouesse technique d’un ouvrage en 2×4 voies, c’est l’affirmation d’une doctrine de souveraineté financière qui se dessine : le financement sur fonds propres. Pourtant, à peine le premier coup de pioche donné, une brume informationnelle, savamment entretenue, tente de travestir l’ambition présidentielle.

L’analyse rigoureuse des faits révèle une distorsion malveillante de la parole publique. Là où le capitaine Ibrahim Traoré, avec la précision d’un stratège, évoque une allocation budgétaire sectorielle ; à savoir la provision de 200 milliards de FCFA pour le seul exercice 2026 ; certains relais d’opinion s’empressent d’y voir le coût global de l’ouvrage.

Cette confusion n’est ni fortuite, ni une simple erreur journalistique. Elle procède d’une manœuvre de décrédibilisation systémique. En présentant un budget annuel comme le coût total d’un projet de cette envergure, ces vecteurs préparent le terrain d’un futur procès en « mensonge budgétaire » contre le capitaine Ibrahim Traoré. C’est une tentative d’asphyxie de l’espoir par le chiffre, visant à jeter le discrédit sur une politique de rupture qui refuse l’endettement servile.

Le déploiement de l’autoroute Ouaga-Bobo, bientôt suivi par l’axe Koudougou-Yako, n’est pas qu’une affaire de bitume. C’est un acte de géopolitique interne. En reliant les pôles économiques par des voies modernes et écologiques sans l’aval des officines financières internationales, le Burkina Faso brise un plafond de verre.

L’enjeu est donc crucial ; il s’agit de protéger la verticalité de l’engagement de l’État contre les tentatives de « réductionnisme médiatique ». La transparence affichée par la présidence ; demandant une mobilisation citoyenne et une rigueur comptable ; est le gage d’un contrat social renouvelé.

Face à la désinformation qui tente de réduire l’audace nationale à une équation tronquée, la réponse doit être celle de la clarté pédagogique et de la fermeté institutionnelle. Le projet Faso Mêbo ne se mesure pas à l’aune des critiques court-termistes, mais à l’échelle de la transformation durable du paysage sahélien.

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