Burkina Faso : L’autoroute Ouaga-Bobo, démystifier le mensonge des “200 milliards”

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Dans le tumulte informationnel contemporain, où la rumeur se travestit en analyse et où l’approximation se pare des habits du commentaire autorisé, le lancement de l’autoroute Ouagadougou–Bobo-Dioulasso est devenu un champ de bataille symbolique. Plus qu’un chantier d’infrastructure, il est aujourd’hui l’objet d’une offensive narrative visant à fragiliser une parole présidentielle fondée sur la rigueur, la méthode et la souveraineté. Une offensive qui ne doit rien au hasard.

Le 16 décembre 2025, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, s’exprime avec clarté et responsabilité : « J’ai déjà dit au ministre des Finances de prévoir pour 2026 au minimum 200 milliards de francs CFA. » Tout est dit. ‘‘Prévoir’’. ‘‘Minimum’’. ‘‘2026’’. Il s’agit d’une orientation budgétaire, d’un jalon programmatique, d’un acte de planification. Ce n’est ni un coût définitif, ni une annonce spectaculaire, encore moins une promesse chiffrée figée. Pourtant, certains ont choisi de transformer cette phrase en slogan mensonger : « l’autoroute coûte 200 milliards ». Une falsification par simplification. Une manipulation par réduction.

Ce procédé est connu. Il consiste à arracher une déclaration à son contexte, à l’appauvrir volontairement, puis à l’exploiter comme arme politique. On remplace la précision par le raccourci. La stratégie par le soupçon. La construction par la suspicion. Ainsi se fabrique, patiemment, un procès en crédibilité.

Or, le chef de l’État ne s’est jamais dérobé à la transparence. Il affirme, dans la même logique, sa vision d’ensemble : « Nous voulons relier tous les chefs-lieux de régions par des autoroutes. » Cette phrase n’est pas un slogan. C’est un programme. Une architecture territoriale. Une projection panafricaine de l’aménagement national. Elle inscrit Ouaga-Bobo dans une matrice plus large : celle d’un Burkina désenclavé, connecté, souverain.

Financer une autoroute de 2×4 voies sur fonds propres, dans un contexte de pression sécuritaire, de contraintes économiques et de recomposition géopolitique, relève d’un courage politique rare. C’est rompre avec la mendicité institutionnelle. C’est refuser la dette comme fatalité. C’est faire de la discipline budgétaire un instrument d’émancipation.

Face à cette cohérence, la désinformation devient une industrie. Elle ne combat pas le projet. Elle attaque la parole, elle attaque l’homme. Elle ne discute pas la méthode. Elle mine la confiance. Elle tente d’installer, dans l’esprit collectif, l’idée d’un pouvoir imprécis, hésitant, contradictoire. C’est faux. C’est calculé. C’est dangereux.

Car ce qui se joue ici, ce n’est pas un chiffre. C’est la crédibilité d’un État qui se reconstruit, et d’un président qui a choisi la transparence. C’est l’autorité d’un leadership qui assume. C’est la dignité d’un peuple qui finance son avenir.

L’autoroute Ouaga-Bobo ne sera pas seulement une route. Elle sera la trace matérielle d’une parole tenue. Et ceux qui travestissent aujourd’hui la vérité seront demain ensevelis sous le poids des ouvrages qu’ils auront tenté de discréditer.

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