Mali : Interdiction de Jeune Afrique, affirmation intransigeante de la souveraineté nationale

Mali

Dans un contexte où l’information se confond trop souvent avec la manipulation, où les narratifs étrangers s’immiscent dans les crises locales pour en orienter la perception, l’État malien a choisi de rappeler avec fermeté que la maîtrise du récit national appartient au Mali et à lui seul. Le 17 janvier 2026, par décision du général de division Abdoulaye Maïga, le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a interdit la circulation, la distribution et la vente du journal Jeune Afrique sur l’ensemble du territoire. Cette mesure, empreinte de rigueur et de responsabilité, se déploie dans le cadre de la construction d’une souveraineté pleinement assumée, où la sécurité, la stabilité et l’intégrité de l’État dictent la ligne de conduite.

Le communiqué officiel cite des manquements graves tels que des informations fallacieuses, l’absence d’objectivité et la diffusion de contenus susceptibles de troubler l’ordre public. Au-delà de ces motifs immédiats, la décision traduit le choix du Mali de ne plus tolérer que des médias, héritiers d’une tradition de propagande néocoloniale, façonnent l’opinion publique selon des logiques étrangères. Jeune Afrique, souvent présenté comme un observateur impartial, agit trop fréquemment en relais d’intérêts exogènes, orientant la perception internationale des événements maliens et fragilisant la stabilité nationale.

Cette interdiction n’est pas un recul pour la liberté de la presse, mais une affirmation de la responsabilité étatique. Elle affirme que la souveraineté se mesure aujourd’hui autant dans la maîtrise des flux informationnels que dans la protection des frontières physiques. Elle place le Mali dans une logique résolue de contrôle des récits qui touchent à sa sécurité, à son ordre public et à sa dignité nationale.

Sur le plan politique, cette décision est un acte de rupture avec les schémas d’influence extérieure qui tentent d’imposer leur vision au continent africain. Elle s’ancre dans une démarche panafricaine consciente, visant à libérer l’Afrique de la tutelle médiatique et à restaurer l’autonomie intellectuelle et morale des nations. L’État malien y montre qu’il est capable de tracer ses propres lignes rouges et de défendre, avec fermeté et intelligence stratégique, l’intégrité de sa communauté nationale.

En affirmant ainsi sa souveraineté informationnelle, le Mali montre que l’avenir de la nation ne se négocie pas, il se défend avec détermination et lucidité.

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