La bataille diplomatique autour des allégations d’armes chimiques au Soudan s’intensifie. Trois jours après un deuxième paquet de sanctions américaines visant Khartoum, le Front civil pour mettre fin à la guerre et restaurer la démocratie a interpellé jeudi le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Union africaine, l’IGAD et l’Union européenne, les appelant à constituer sans délai une commission d’enquête indépendante en coordination avec l’OIAC. Une démarche qui intervient alors que Khartoum continue de rejeter catégoriquement toute utilisation d’armes chimiques, dénonçant l’absence de preuves apportées par Washington.
Front civil pour mettre fin à la guerre et restaurer la démocratie
Communiqué urgent
Appel à la création d’une commission d’enquête internationale indépendante sur les graves violations et les allégations relatives à l’utilisation d’armes chimiques au Soudan
Date : 23 juillet 2026
Le Front civil pour mettre fin à la guerre et restaurer la démocratie suit avec une profonde inquiétude et une grande attention les informations et les allégations faisant état de graves violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’homme, notamment les allégations concernant l’utilisation d’armes chimiques au Soudan. Compte tenu de la gravité de ces accusations et des responsabilités juridiques internationales qu’elles pourraient entraîner, le Front estime qu’elles nécessitent une enquête internationale indépendante, impartiale et transparente afin d’établir les faits de manière professionnelle et de demander des comptes à toute personne dont l’implication serait légalement établie, conformément au droit international.
Le Front souligne que toute utilisation d’armes chimiques, lorsqu’elle est établie par des preuves juridiques et techniques, constitue une violation grave de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques et peut être qualifiée de crime international appelant à des poursuites et à une reddition de comptes. Aucun acte de cette nature ne doit être toléré, ni bénéficier de l’impunité.
À cet égard, le Front civil appelle la communauté internationale à agir de toute urgence afin de :
Constituer une commission d’enquête internationale indépendante et impartiale, sous l’égide des Nations Unies et en coordination avec l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), chargée d’enquêter sur toutes les allégations relatives à l’utilisation d’armes chimiques ainsi que sur les violations commises à l’encontre des civils.
Garantir aux équipes internationales d’enquête un accès sans restriction à tous les sites concernés, leur permettre de recueillir les preuves et d’assurer la protection des témoins et des victimes conformément aux normes internationales.
Traduire en justice tous les responsables de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de graves violations du droit international, sans distinction ni exception.
Appeler le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), l’Union européenne, les Nations Unies ainsi que tous les partenaires internationaux à assumer leurs responsabilités juridiques et morales afin de protéger les civils et de garantir que les auteurs de ces violations ne bénéficient pas de l’impunité.
Le Front civil pour mettre fin à la guerre et restaurer la démocratie réaffirme que la justice, la reddition de comptes et le respect du droit international constituent des fondements indispensables à l’instauration d’une paix juste et durable au Soudan. Toute démarche politique crédible doit reposer sur l’établissement de la vérité, la réparation des préjudices subis par les victimes et la poursuite des responsables des violations, afin d’empêcher leur répétition à l’avenir.
Émis par :
Secrétariat aux médias
Mme Huda Moussa
Front civil pour mettre fin à la guerre et restaurer la démocratie
23 juillet 2026












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