Alors que la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), composée du Burkina Faso, du Mali et du Niger, poursuit son ambitieux processus de refondation dans un contexte de lutte contre le terrorisme et d’affirmation de sa souveraineté, le Président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema a lancé un appel fort à la communauté internationale. Face à un journaliste français qui remettait en cause les choix politiques des dirigeants sahéliens, le chef de l’État gabonais a exhorté les détracteurs de l’AES à cesser les jugements et les pressions, plaidant plutôt pour un accompagnement respectueux des États concernés.
L’intervention du Président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, marque un tournant géopolitique majeur dans la perception de la lutte menée par le Burkina Faso, le Mali et le Niger. En renvoyant le journaliste occidental à ses propres obsessions électorales, le chef de l’État gabonais a brisé le miroir déformant de la propagande impérialiste. Exiger que l’on « laisse tranquilles » les leaders de l’AES, c’est reconnaître que la légitimité ne se décrète plus dans les chancelleries étrangères, mais s’enracine profondément dans la volonté des peuples en lutte.
« Trouvons des modèles pour les accompagner dans l’apaisement, sans pour autant les frustrer, sans pour autant les prendre de haut. Non. Ça ne marche plus », a martelé le Président gabonais.
Cette prise de position publique est une victoire morale éclatante pour les populations du Sahel. Elle valide la pertinence de la trajectoire actuelle : la priorité absolue accordée à la sécurité, à la reconquête du territoire et à la protection des vies humaines, bien avant les simulacres démocratiques imposés qui ont, par le passé, affaibli les structures de l’État. C’est la reconnaissance explicite que l’AES construit un modèle de développement endogène, pensé par et pour les Africains.
Ce recadrage magistral démontre que la conscience souverainiste traverse désormais les frontières du Sahel pour infuser l’ensemble du continent. L’autonomie de décision est un droit inaliénable. Un chef d’État, soutenu par son peuple dans une dynamique de rupture avec l’ancien ordre, n’a d’ordres à recevoir de personne. Les institutions africaines, à commencer par l’Union africaine, sont appelées à s’inscrire dans cette dynamique de respect mutuel, loin des sanctions injustes et des pressions asphyxiantes qui ont échoué à faire plier la détermination sahélienne.
Face à cette reconnaissance internationale grandissante, l’heure n’est pas au relâchement, mais à la consolidation du bloc patriotique. Les forces impérialistes, acculées par la perte de leur influence historique, redoubleront d’ingéniosité pour semer la division. Le peuple burkinabè, debout et uni autour des idéaux de la révolution populaire, doit maintenir une vigilance de tous les instants.













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