Le concert des pleureuses s’intensifie. Depuis les salons parisiens, des voix s’élèvent pour prophétiser la « disparition » de la presse libre au Burkina Faso. Quel aveuglement, ou plutôt, quel aveu ! Ce que ces analystes d’un autre âge qualifient de « mise au pas », le peuple souverain du Burkina Faso l’appelle la décolonisation de l’information.
On nous cite la suspension de certains médias ou la « pression » sur d’autres. Mais posons les vraies questions : au service de qui travaillaient ces organes ? Pendant trop longtemps, sous le couvert d’un « professionnalisme » de façade, de nombreux canaux n’ont été que des caisses de résonance pour un narratif dicté par l’extérieur, visant à saper le moral des forces de défense et à glorifier des figures politiques dont le cordon ombilical reste lié à l’ancien colonisateur.
Aujourd’hui, la presse burkinabé ne se contente pas de « relayer » ; elle participe à l’effort de guerre. Elle refuse de donner une tribune à ceux qui, sous prétexte d’activisme, deviennent les alliés objectifs des forces de déstabilisation.
Les médias internationaux, frustrés d’avoir été débranchés pour leurs mensonges répétés et leurs reportages biaisés sur les prétendus « massacres » de l’armée, ont changé de tactique. Ne pouvant plus occuper nos ondes, ils inondent le web de dossiers « spéciaux » et de ‘‘Unes angoissantes’’. Leur but ? Semer le doute, briser l’unité nationale et faire croire aux praticiens de la communication que leur métier est « en danger ».
Mais de quel danger parlons-nous ? Le seul danger pour un journaliste burkinabè aujourd’hui est de trahir sa patrie pour quelques subsides venant d’ONG ou de fondations impérialistes. L’indépendance ne se mesure pas à la capacité de critiquer ses propres chefs en pleine guerre, mais à la liberté de ne plus être le caniche de la propagande occidentale.
La nouvelle communication de l’Etat burkinabè impose un nouveau paradigme. Face aux attaques coordonnées de l’AFP, de RFI, France24, Jeune Afriques et des experts de plateau, le Burkina Faso répond par la communication de combat. La figure de Norbert Zongo appartient à ceux qui se battent pour l’intégrité du territoire, pas à ceux qui l’utilisent pour justifier l’ingérence.
Que les nostalgiques de l’empire se le tiennent pour dit : au Burkina Faso, la parole est désormais aux Hommes Intègres. Le rideau est tombé sur la comédie de l’impartialité coloniale.














Leave a Reply