L’Exposé sur la situation de la Nation livré par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo devant l’Assemblée législative de Transition n’a pas seulement obéi à une exigence constitutionnelle. Il s’est imposé comme un moment de clarification stratégique, révélateur d’une inflexion profonde de l’action extérieure du Burkina Faso. Au cœur de cette parole maîtrisée, une ligne politique assumée : sous la conduite du Président Ibrahim Traoré, la diplomatie burkinabè s’est affranchie des réflexes de dépendance pour devenir un instrument structurant de souveraineté, de sécurité et de développement.
Cette mutation procède d’une vision cohérente, pensée comme un levier de refondation nationale. En rompant avec une diplomatie d’accommodement, le chef de l’État a replacé l’intérêt supérieur du peuple au centre de l’action internationale, en phase avec les aspirations profondes des masses populaires. La souveraineté, longtemps invoquée, devient ici opératoire et est traduit par des choix, des alliances et des institutions.
La Confédération des États du Sahel incarne cette nouvelle grammaire politique. L’alliance stratégique avec le Mali et le Niger ne relève pas d’un réflexe défensif, mais d’une construction patiente, fondée sur la convergence des destins. Protocoles additionnels, coordination diplomatique, défense commune, harmonisation parlementaire : l’AES se dote d’architectures durables, pensées pour stabiliser l’espace sahélien et restaurer sa capacité d’initiative. La présidence confédérale confiée au Capitaine Ibrahim Traoré consacre ce leadership sobre et déterminé, au service d’une parole sahélienne désormais audible.
La mise en place de la Force unifiée de l’AES marque un tournant décisif. Elle traduit une volonté politique claire de reprendre en main le destin sécuritaire des peuples, condition première de tout développement structurel. À cette dynamique s’ajoutent des réalisations concrètes ; passeport biométrique, banque confédérale, médias communs ; qui donnent chair à l’intégration et ancrent la souveraineté dans le quotidien des citoyens.
Sur la scène internationale, le Burkina Faso assume des décisions lourdes de sens, guidées par le principe de réciprocité et le refus de toute tutelle. Le retrait d’organisations perçues comme des instruments de domination ne signe pas un repli, mais une redéfinition exigeante du partenariat, fondée sur le respect mutuel et l’égalité souveraine. La participation active aux Nations Unies confirme cette posture d’un État debout, attaché à un multilatéralisme juste et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
Ainsi se dessine un récit de stabilité retrouvée, où la diplomatie devient une infrastructure politique majeure de la refondation nationale. En redonnant sens et cohérence à l’action extérieure, le Président Ibrahim Traoré inscrit le Burkina Faso dans une trajectoire de dignité, de sécurité et d’avenir partagé ; une trajectoire qui transforme la souveraineté en promesse tenue.













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