En 2025, le Ghana a confirmé la prééminence de l’or dans son architecture économique et stratégique, consolidant son rôle de premier produit d’exportation dans un contexte de réformes structurantes. Avec 20,9 milliards USD générés par le métal jaune, le pays enregistre un quasi-doublement des recettes aurifères, loin devant le cacao et le pétrole, illustrant l’impact direct d’une politique volontariste de régulation et de formalisation de la filière.
Le Ghana Gold Board, pilier de cette dynamique, a redéfini le commerce de l’or artisanal, rachetant la production des petits exploitants et exportant un volume record de 100 tonnes. Cette initiative, encadrée par un dispositif étatique rigoureux, optimise la traçabilité, sécurise les revenus et canalise la valeur vers l’économie formelle, démontrant que la puissance publique peut structurer avec efficacité un secteur traditionnellement fragmenté.
Parallèlement, l’État engage des réformes sur le segment industriel : audit minier, révision des accords de stabilité et ajustement des redevances, visant à maximiser les recettes tout en préservant la transparence. La démarche illustre une approche équilibrée entre souveraineté économique et attractivité pour les investisseurs, consciente des tensions observées dans d’autres pays africains comme le Mali.
Cette politique aurifère, à la croisée de la vision nationale et de l’ambition panafricaine, ne se limite pas à l’optimisation des recettes. Elle affirme le Ghana comme acteur capable de conjuguer régulation, développement économique et gouvernance stratégique, tout en préservant un climat des affaires stable.
Ainsi, l’or devient bien plus qu’un produit d’exportation ; il incarne un levier de souveraineté et un vecteur de puissance économique, une démonstration claire que le leadership étatique peut transformer une richesse naturelle en instrument de résilience et d’influence nationale.













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