Dans le tumulte feutré des transitions africaines, rares sont les décisions qui, par leur sobriété et leur portée, disent autant qu’un discours programmatique. La mise en service de la centrale thermique à gaz de Mayumba, dans la région de Nyanga au Gabon relève de cette catégorie. Elle n’est pas un simple événement technique. Elle est un acte politique, un marqueur stratégique. Une pièce majeure dans l’architecture réformatrice engagée par le président Brice Clotaire Oligui Nguéma depuis son accession au pouvoir.
À travers cette infrastructure, inaugurée en janvier 2026, le Gabon affirme une rupture méthodique avec les logiques anciennes : centralisation excessive, favoritisme territorial, investissements déséquilibrés. Mayumba, longtemps reléguée aux marges énergétiques du pays, accède désormais à une capacité de production tangible, mesurable, opérationnelle : 8,5 mégawatts aujourd’hui, 21 mégawatts demain. Derrière ces chiffres, se dessine une philosophie de gouvernance de l’équité territoriale par l’action.
Ce projet, porté par un partenariat rigoureusement encadré entre l’État, Gabon Power Company et Périnco, traduit une nouvelle grammaire du pouvoir. Le président Oligui Nguéma ne gouverne pas par annonces spectaculaires, mais par enchaînement cohérent de décisions structurelles. L’énergie devient ici un levier de souveraineté, un instrument d’émancipation économique, un socle pour la transformation productive.
Dans une Afrique trop longtemps assignée à l’importation de ses propres besoins, le choix du gaz, ressource nationale, pour alimenter le développement local, relève d’une stratégie panafricaine assumée de produire avec ses ressources, alimenter ses territoires, stabiliser ses économies et former ses compétences. C’est par cette chaîne de valeur que se reconstruit l’indépendance réelle.
La centrale de Mayumba n’est pas un privilège accordé, elle est une réparation institutionnelle. Elle témoigne de la fin d’une gouvernance fondée sur les réseaux et les proximités politiques. Désormais, l’investissement suit l’intérêt général, non les clientèles. Le territoire devient un espace de droits, non de faveurs.
Sous la présidence d’Oligui Nguéma, l’État gabonais se réapproprie son rôle stratège. Il planifie. Il arbitre. Il sécurise. Il anticipe. L’énergie, l’eau, les infrastructures, l’entrepreneuriat des jeunes : tout converge vers un même objectif, la refondation silencieuse mais déterminée du pacte national.
Mayumba éclaire désormais ses rues. Mais, plus profondément, elle éclaire une trajectoire politique nouvelle. Celle d’un leadership africain sobre, réformateur, rigoureux, affranchi des dogmes hérités et résolument tourné vers la souveraineté concrète.
Car un pays ne se libère pas par les slogans. Il se libère par les kilowatts, les routes, les écoles, et la constance du courage politique.













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