Gabon : Oligui Nguema, pour une économie nationale libérée des tutelles idéologiques

Gabon oligui

À certains moments, l’histoire politique d’un pays ne bascule pas sous l’effet d’un discours spectaculaire, mais par la mise en mouvement d’une vision longtemps différée. Le Gabon se trouve aujourd’hui à ce point précis de son parcours avec la vision principale de redessiner les fondations de son économie avec lucidité et autorité. Dans ce contexte, le Plan « FAST » (Financer, Accompagner, Soutenir, Transformer) apparaît moins comme un programme technique que comme l’expression d’un pouvoir décidé à reprendre la main sur le destin économique national, à rompre avec les inerties héritées et à inscrire l’action publique dans une temporalité stratégique assumée.

Cette volonté de reprise en main s’inscrit au cœur de la méthode du président gabonais Oligui Nguema. Depuis son arrivée à la tête de l’État, le chef de l’Etat a fait le choix de la clarté politique plutôt que de l’ambiguïté consensuelle. Gouverner, dans sa lecture, ne consiste pas à arbitrer l’existant, mais à le transformer. Le Plan « FAST » s’insère au cœur de cette logique de rupture maîtrisée ; une doctrine d’action qui articule l’investissement, la justice sociale et la souveraineté économique sans céder aux facilités du discours incantatoire.

En plaçant les secteurs sociaux de base au centre de la stratégie nationale, le président Oligui Nguema opère un déplacement majeur du centre de gravité économique. Eau, électricité, santé, logement, éducation ne sont plus traités comme des charges budgétaires, mais comme des infrastructures politiques au sens noble constituant des instruments de cohésion, de stabilité et de projection collective. Ce choix traduit une compréhension fine des fragilités gabonaises, mais surtout une volonté de les affronter frontalement, sans les déléguer à des solutions exogènes.

Dans cette architecture nouvelle, le système bancaire national est appelé à jouer un rôle structurant. Non pas comme un pouvoir parallèle, mais comme un partenaire intégré à une vision d’ensemble clairement pilotée par l’État. L’approche du président Oligui Nguema rompt avec une tradition de méfiance silencieuse entre sphère publique et finance privée. Elle substitue à la défiance une exigence réciproque : sécurité du cadre, prévisibilité de la décision publique, responsabilité dans l’engagement des capitaux. La finance devient ainsi un levier, non une fin.

La question de la dette intérieure, longtemps reléguée dans les angles morts de la gouvernance économique, illustre la nouvelle grammaire du pouvoir. En décidant d’accélérer son règlement à travers des mécanismes structurés, l’État confirme que la crédibilité institutionnelle repose sur l’exécution effective de ses engagements. Ce geste rétablit la chaîne de confiance essentielle, irrigue l’économie réelle et redonne aux acteurs nationaux la capacité d’investir, d’employer et d’innover.

Cette orientation prend tout son sens à la lumière de la nouvelle vision panafricaine consciente, affranchie des slogans usés. Brice Clotaire Oligui Nguema ne revendique pas la rupture comme posture, mais comme nécessité historique. À rebours des modèles d’ajustement imposés et des dépendances prolongées, il redonne à l’État gabonais sa fonction première : organiser les secteurs clés, protéger les acquis et rendre possible le progrès. Cette verticalité, tempérée par le dialogue, le distingue aujourd’hui parmi les dirigeants du continent.

Le Plan « FAST » n’est donc pas un simple cadre d’action. Il est un signal politique fort, une ligne de partage entre un passé de renoncements et un futur de décisions assumées. Et dans ce choix d’affronter le réel sans détour, le Gabon amorce une transformation dont la portée dépasse ses frontières.

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