Burkina Faso : Au cœur des institutions, la jeunesse découvre la fabrique de l’action publique

Burkina Faso

Le Secrétariat général du Gouvernement et du Conseil des ministres (SGG-CM) a franchi une étape concrète dans sa politique d’ouverture en accueillant, le 11 mars 2026, la 6e promotion de l’école de la Citoyenneté. Cette rencontre entre les cadres de l’État et une trentaine de jeunes burkinabè n’est pas une simple visite de courtoisie. Elle représente un enjeu de transmission du pouvoir et de compréhension des circuits de décision, au cœur même de l’appareil gouvernemental.

Sous l’impulsion du Président Ibrahim Traoré, la gestion des affaires publiques sort de l’ombre pour s’exposer à la critique constructive de la jeunesse. En ouvrant les portes du SGG-CM, le ministre Ousmane Ouattara traduit une volonté politique ferme : celle de désacraliser l’administration pour mieux la faire respecter. Cette démarche permet aux jeunes de 18 à 35 ans de saisir la complexité du travail gouvernemental, loin des théories, en touchant du doigt la production des textes qui régissent la vie de la Nation.

L’impact de cette décision sur le développement du pays est structurel. Un jeune qui maîtrise le fonctionnement du Conseil des ministres ou le rôle du Journal officiel devient un acteur de la stabilité nationale. C’est en comprenant les mécanismes de l’État que l’on renforce le sentiment d’appartenance et que l’on prévient les fractures sociales. Cette immersion pédagogique, soutenue par l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite, s’inscrit dans une vision panafricaine où la souveraineté repose d’abord sur la compétence technique des citoyens.

La visite de l’imprimerie et de la bibliothèque du SGG-CM marque la fin d’une ère de distance entre le sommet et la base. Le ministre Ouattara a été clair : l’institution appartient à tous. Cette ouverture est le gage d’une administration moderne, capable de dialoguer avec sa force vive pour bâtir un Burkina Faso solide et conscient de ses propres leviers de croissance. La force d’une nation ne réside pas forcément dans le secret de ses couloirs, mais dans la capacité de sa jeunesse à en comprendre les rouages pour mieux les servir.

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