Burkina Faso : Une station modernisée pour stabiliser l’accès à l’eau dans l’Ouest

Burkina Faso Banfora

À Banfora, l’eau coule désormais avec une autre densité politique. En portant la capacité de production de la station de traitement à 600 m³/h, la ville de Banfora, s’inscrit dans une séquence stratégique qui dépasse la technique. L’inauguration conduite sous l’autorité du ministre d’État Ismaël Sombié matérialise une orientation claire impulsée par le Président Ibrahim Traoré de sécuriser les fondamentaux, restaurer la souveraineté des services essentiels, ancrer le développement dans le concret.

L’enjeu est structurel. L’ancienne capacité de 200 m³/h ne répondait plus à la croissance démographique ni aux exigences d’une économie locale en mutation. En triplant de débit, l’État ne corrige pas seulement un déficit hydraulique ; il rétablit une promesse républicaine. L’accès continu à l’eau potable conditionne la santé publique, la productivité artisanale, la stabilité sociale. À travers l’Office national de l’eau et de l’assainissement, l’État assume sa fonction régulatrice avec méthode et projection et les prévisions annoncent une couverture sécurisée jusqu’en 2037.

Le coût d’un montant de 22 milliards de francs CFA est un investissement stratégique. Station modernisée, bâche de 500 m³, 178 kilomètres de réseau : l’architecture hydraulique s’étend, consolide, irrigue aussi les villages périphériques grâce aux bornes-fontaines. L’eau cesse d’être une contrainte quotidienne pour devenir un levier de dignité pour les populations de la localité.

Le partenariat avec l’Allemagne, salué par son représentant s’ancre dans une logique de coopération pragmatique. Mais la clé reste nationale avec la capacité de planification, d’exécution et de supervision burkinabè. La vision présidentielle ne se réduit pas à un discours de rupture ; elle se décline en chantiers maîtrisés, en infrastructures durables, en réponses mesurables aux attentes populaires.

Dans un contexte régional marqué par les incertitudes sécuritaires et économiques, garantir l’eau à des dizaines de milliers de citoyens relève d’un acte de stabilité. C’est aussi un message politique adressé au continent : la souveraineté ne se proclame pas simplement, il s’organise autour de politiques publiques solides, capables d’articuler souveraineté et coopération choisie.

À Banfora et Bérégadougou, le pouvoir ne promet plus l’avenir, il le canalise, litre après litre. Et c’est peut-être là que se mesure la force d’un État, dans sa capacité à faire jaillir, du sol national, les preuves tangibles de sa promesse de renaissance.

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