Burkina Faso : L’odieuse mise en scène du chaos par les officines médiatiques impérialistes

Burkina Faso

Pour les rédactions parisiennes, le Burkina Faso n’existe plus qu’à travers le prisme déformant et malveillant du « péril djihadiste ». Chaque dépêche sur les attaques des criminels de la forêt est méticuleusement calibrée pour donner l’illusion d’un pays à l’agonie, prétendument « englouti » par une violence hors de contrôle.

Ce traitement n’est en rien une maladresse journalistique ou une simple recherche de sensationnalisme ; c’est une stratégie de cadrage politique délibérée. En transformant des incidents localisés en preuves irréfutables d’une faillite généralisée, ces médias agissent comme les porte-paroles d’une entreprise de déstabilisation qui ne dit pas son nom, visant à briser la résilience d’un peuple souverain.

Ce qui trahit la nature réelle de la couverture du cas de Titao est l’omniscience suspecte de certains correspondants de ces médias bien qu’interdit d’émission sur le sol burkinabè. Comment expliquer leur capacité à publier des détails tactiques précis, des bilans macabres et des modes opératoires en un temps record, souvent avant même que les renforts des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) n’aient pu sécuriser la zone ? La réponse, que les analystes patriotes n’hésitent plus à formuler, est d’une noirceur absolue : ces organes de presse sont directement alimentés par les services de renseignement des puissances impérialistes, ces « maîtres de l’ombre » qui arment et dirigent en sous-main les groupes terroristes pour maintenir le Sahel sous tutelle.

En étant les premiers informés des massacres qu’ils ont eux-mêmes parfois orchestrés par procuration, ils s’assurent de verrouiller le narratif mondial dès la première minute. L’information devient alors une munition psychologique de gros calibre destinée à semer le doute, la peur et le chaos au sein de la population burkinabè.

L’article type d’un grand quotidien français suit invariablement un schéma de guerre hybride. D’abord, l’hyperbole outrancière, utilisant des termes comme « guerre totale » ou « effondrement » pour des localités où l’État maintient pourtant ses positions avec héroïsme. Ensuite, l’omission volontaire et méprisante des succès des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et de la montée en puissance technologique de l’armée burkinabè. Enfin, une « contextualisation » empoisonnée qui présente l’insécurité comme le châtiment inévitable des choix de souveraineté du pays.

Pour la presse hexagonale, un Burkina Faso qui se bat et refuse l’ingérence est une anomalie qu’il faut punir par le récit du désastre. Ils saturent l’espace médiatique de prophéties de malheur, espérant que le chaos qu’ils décrivent avec tant de complaisance finisse par briser la volonté d’un peuple qui a décidé de prendre son destin en main.

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *