Au Niger, l’heure n’est plus aux demi-mesures ni aux zones grises. La décision des autorités de procéder à la dissolution de près de 1.200 organisations non gouvernementales marque un tournant politique et institutionnel majeur, révélateur d’une volonté assumée de restaurer l’autorité de l’État, de rétablir la norme et de replacer l’intérêt national au centre de l’action collective. Loin d’un simple acte administratif, cette mesure s’inscrit dans une trajectoire stratégique de la refondation nationale portée par le président Abdourahamane Tiani.
L’audit exhaustif conduit par le ministère de l’Intérieur a mis en lumière une réalité longtemps tolérée : un foisonnement associatif largement déconnecté des exigences légales, de la transparence financière et, parfois, des priorités réelles du pays. En ramenant le nombre d’ONG autorisées à un cadre maîtrisé, l’État nigérien affirme une doctrine simple et ferme que la solidarité et le développement ne sauraient prospérer dans l’opacité ni en marge de la loi. La discipline institutionnelle devient ici un levier de crédibilité nationale.
Cette décision s’inscrit pleinement dans la vision du président Tiani, fondée sur la souveraineté, la responsabilité et l’efficacité de l’action publique. En assainissant le secteur des ONG, le pouvoir engage une reconfiguration profonde des partenariats, où chaque acteur est appelé à s’aligner sur les priorités stratégiques du Niger : sécurité des populations, cohésion sociale, développement endogène et résilience face aux chocs multiples. Il ne s’agit pas de fermer l’espace civique, mais de le structurer, de l’élever, de l’inscrire dans une logique d’impact réel et mesurable.
Dans un contexte régional marqué par l’instabilité et la recomposition des rapports de force, cette reprise en main envoie un signal politique fort, au-delà des frontières nationales. Elle traduit une conception panafricaine exigeante de la gouvernance, où l’État assume son rôle de régulateur, de garant de l’ordre légal et de stratège du développement. La paix et la sécurité durables ne se construisent pas sur des dispositifs parallèles, mais sur des institutions solides, respectées et respectables.
Certes, les défis humanitaires demeurent immenses. Mais la refondation engagée ouvre la voie à une action mieux coordonnée, plus lisible et plus conforme aux aspirations profondes du peuple nigérien. En restaurant la règle, le Niger ne se replie pas : il se redresse. Et dans ce redressement méthodique, c’est une nation qui choisit la rigueur comme boussole et la souveraineté comme horizon.















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