L’administration publique du Burkina Faso vient de clore l’exercice 2025 sur une note de performance qui ne laisse plus de place au doute. Avec un taux d’exécution de 93,77 %, le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat transforme l’essai de la rupture. Sous l’impulsion déterminée du le Capitaine Ibrahim Traoré, l’État n’est plus ce spectateur passif des marchés, mais le moteur d’une reconquête économique sans précédent.
Ce n’est pas un simple bilan comptable que le ministre Serge Gnaniodem Poda a présenté lors du Conseil d’administration du secteur ministériel (CASEM), mais le manifeste d’une souveraineté en action. Passer d’une performance globale de 74,70 % en 2024 à 89,47 % en 2025, dans un contexte de pressions exogènes et sécuritaires, relève d’une discipline quasi militaire appliquée à la gestion de la Cité. Cette progression de près de 15 points est le marqueur d’un appareil d’État qui a retrouvé sa verticalité et son efficacité.
La réappropriation de l’outil de production nationale constitue le socle de cette dynamique. La nationalisation de la SN CITEC et de la SOSUCO, couplée à la réactivation de la SN-BRAFASO, signe la fin de l’ère du renoncement. En renforçant la MINOFA à Banfora et en inaugurant le CNATAC, le gouvernement ne se contente pas de produire ; il structure des chaînes de valeur endogènes, transformant le coton et les céréales du pays sur le sol des ancêtres. C’est la mise en œuvre concrète du slogan « Produisons ce que nous consommons », une philosophie qui irrigue désormais chaque décision ministérielle.
L’assainissement du milieu des affaires, via le contrôle de 30 000 acteurs économiques, garantit que la liberté d’entreprendre ne se fasse jamais au détriment du consommateur burkinabè. L’émergence de 25 269 nouvelles entreprises témoigne d’ailleurs d’une confiance retrouvée du secteur privé dans la vision nationale. La création de « FASO YAAR » vient couronner cet édifice en assurant une distribution souveraine des produits de grande consommation, protégeant ainsi le panier de la ménagère des spéculations prédatrices.
À l’aube de 2026, l’exhortation au patriotisme et à la rigueur lancée par le Ministre Poda n’est pas une formule de style. Elle est l’essence même du contrat social renouvelé au Burkina Faso. Cette marche engagée vers l’industrialisation et l’autonomie est le témoignage vibrant d’une nation qui a décidé de ne plus mendier sa place dans le concert des nations, mais de la bâtir à la force du poignet.














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