Au cœur d’un contexte sécuritaire exigeant et d’une transition politique assumée, le Conseil des ministres présidé par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a posé un acte à la fois symbolique et stratégique. L’adoption d’une ordonnance instituant un avancement exceptionnel pour les Forces de sécurité intérieure, conjuguée à des sanctions fermes pour faits de corruption révélés par l’affaire « KORAG ». Ces décisions tracent une ligne claire, celle d’un pouvoir qui articule reconnaissance et rigueur, honneur et discipline.
L’avancement pour faits d’éclat répond d’abord à une réalité opérationnelle. Sur le terrain, policiers et gendarmes affrontent des groupes armés déterminés, souvent au péril de leur vie. En consacrant juridiquement la possibilité de promotions dérogatoires pour des actes de bravoure, l’exécutif ne se contente pas de récompenser des trajectoires individuelles. Il institue une culture de la performance et du mérite au sein de l’appareil sécuritaire.
Ce choix participe d’une vision plus large portée par le chef de l’État. Consolider l’autorité de l’État passe par la restauration de la confiance entre les forces publiques et le peuple. Un agent promu pour avoir repoussé une attaque ou neutralisé une base terroriste devient un repère collectif. Il incarne une promesse de protection. À l’échelle du développement, cette dynamique est déterminante. Sans sécurité, il n’y a ni investissement durable, ni continuité des services publics, ni ancrage territorial des politiques sociales. La stabilité sécuritaire demeure la première infrastructure d’un pays.
Dans le même mouvement, la rétrogradation d’un adjudant de police et la révocation d’un médecin spécialiste pour corruption rappellent une exigence tout aussi structurante. La Révolution Progressiste Populaire invoquée par l’exécutif ne peut tolérer les failles éthiques internes. En sanctionnant, le pouvoir affirme que l’autorité ne se négocie pas et que le service de l’État engage une responsabilité morale. Cette cohérence renforce la crédibilité de la parole publique. Elle protège l’image des institutions et préserve la confiance des citoyens.
Ce double geste révèle une méthode. Encourager l’héroïsme, sanctionner la trahison. Élever les mérites, corriger les dérives. Dans une perspective panafricaine, cette posture traduit la volonté de construire des États forts, responsables, capables d’assumer leur souveraineté sécuritaire et morale.
En assumant cette ligne, le Président Ibrahim Traoré inscrit son action dans une logique de consolidation nationale où la sécurité devient levier de développement et l’éthique, colonne vertébrale de l’État. Une Nation qui honore ses défenseurs et exige l’intégrité de ses serviteurs choisit de se tenir debout, et de ne plus jamais plier.














Leave a Reply