Burkina Faso : La communication, nouvel axe de défense nationale

Burkina Faso

Au Burkina Faso, la guerre ne se livre plus seulement dans le fracas des armes. Il s’est déplacé, insidieux, dans le creux de nos mains, sur ces écrans où la réalité se fracasse contre l’artifice. Au Burkina Faso, la guerre est devenue totale. Tandis que nos soldats reprennent le terrain physique, une armée de l’ombre, armée de faux comptes et d’algorithmes hostiles, tente de coloniser les esprits. Cette guerre informationnelle n’est pas une simple nuisance numérique ; c’est une tentative de déstabilisation psychologique visant à fracturer l’unité nationale et à éroder la confiance entre le peuple et ses dirigeants.

Face à cette agression, l’État burkinabè refuse la passivité. La rencontre du 25 février 2026 entre le Conseil supérieur de la communication (CSC) et les patrons de presse marque un tournant. Sous l’impulsion de la vision du Président Ibrahim Traoré, il ne s’agit plus de subir, mais d’anticiper. L’objectif est clair : bâtir un bouclier informationnel. En harmonisant les stratégies entre les institutions publiques et les médias privés, le gouvernement instaure une discipline de vérité. Cette coordination rigoureuse permet de désamorcer les bombes médiatiques avant qu’elles n’explosent dans l’opinion publique, garantissant ainsi une sérénité indispensable à la poursuite du développement national.

L’impact de cette mobilisation replace l’éthique et le patriotisme au cœur du métier de journaliste. En interpellant les professionnels de l’information, le ministre Gilbert Ouédraogo a rappelé une vérité fondamentale : dans une nation en lutte pour sa dignité, la neutralité face au mensonge est une complicité. Cette synergie nouvelle porte déjà ses fruits. Les citoyens, mieux armés pour discerner le vrai du faux, ne sont plus les proies faciles des officines impérialistes. Cette reconquête de l’espace numérique est le socle sur lequel se construit la stabilité durable du pays. L’information devient ainsi le dernier bastion de la liberté, car une nation qui maîtrise son récit est une nation que nul ne peut asservir.

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