L’annonce est tombée ce mercredi à Ouagadougou comme un symbole de maturité politique. Avec plus de 496 milliards de FCFA mobilisés en trois ans, le Fonds de soutien patriotique (FSP) dépasse ses propres promesses. Au-delà des chiffres, c’est le portrait d’une nation qui a décidé de ne plus attendre la validation de l’extérieur pour assurer sa propre survie.
Sous l’impulsion du président Ibrahim Traoré, l’effort de guerre est devenu un levier de transformation sociale. Cet argent ne finit pas dans l’oubli d’une administration opaque. Il se transforme, sous nos yeux, en rations pour les 110 000 Volontaires pour la Défense de la Patrie, en hélicoptères de combat et en routes bitumées là où le passage était autrefois condamné. En choisissant le Mobile Money pour verser les primes, l’État modernise son lien avec le citoyen et ferme la porte aux anciennes pratiques de détournement.
Cette stratégie marque une rupture avec la diplomatie de la main tendue. Le Burkina Faso redéfinit sa place sur l’échiquier international. Il n’est plus un terrain de jeu pour puissances en quête d’influence, mais un partenaire exigeant qui finance sa propre défense. Cette autonomie financière est le socle de la souveraineté. Elle permet de traiter d’égal à égal avec le reste du monde, en imposant un respect que seule l’indépendance économique peut acheter.
Le développement ne se décrète plus depuis des bureaux climatisés à l’étranger. Il se construit sur le terrain, financé par les taxes sur les boissons ou les prélèvements salariaux que chaque Burkinabè accepte comme un investissement pour l’avenir. La tournée de redevabilité prévue en mars n’est pas une simple formalité administrative, c’est le visage d’une gouvernance qui rend des comptes à ceux qui ont consenti au sacrifice.
La réussite du FSP prouve que le patriotisme n’est pas un sentiment abstrait, mais une force économique capable de bâtir un pays où la dignité ne se négocie pas. Souvent, l’histoire s’écrit avec de l’encre, mais aujourd’hui, le Burkina Faso l’écrit avec la volonté d’un peuple qui a repris son destin en main.














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