Burkina Faso : La souveraineté numérique érigée en pilier stratégique de la refondation nationale

Burkina Faso

Dans un contexte international marqué par la reconfiguration des rapports de puissance et la centralité croissante de la donnée comme levier de domination ou d’émancipation, le Burkina Faso inaugure deux datacenters modulaires du Cloud gouvernemental. Dévoilé par le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo ces nouvelles infrastructures numériques s’inscrivent dans une trajectoire de souveraineté assumée, pensée et méthodiquement déployée sous l’impulsion du président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

À travers le chantier stratégique « zéro donnée à l’extérieur », l’État burkinabè affirme que la maîtrise des données publiques n’est ni un luxe ni une option technique, mais un impératif politique, institutionnel et sécuritaire. En rapatriant sur le sol national des informations longtemps disséminées hors du territoire, le Burkina Faso reprend possession d’un espace invisible mais décisif, celui où se logent la décision, la mémoire administrative et, in fine, la souveraineté réelle.

Ces infrastructures, dotées de capacités robustes et pensées selon des standards exigeants, incarnent une vision de long terme. Elles traduisent la volonté présidentielle de bâtir un État moderne, rationnel, capable de garantir la continuité des services publics, de sécuriser ses systèmes critiques et de réaliser des économies structurelles substantielles. La donnée cesse d’être une vulnérabilité pour devenir un actif stratégique, au service de la stabilité institutionnelle et de la performance publique.

Au-delà de l’administration, le signal est politique et panafricain. Dans un continent trop longtemps relégué au rang de simple réservoir de données exploitées ailleurs, le Burkina Faso affirme qu’il est possible de penser et de construire une autonomie numérique crédible, progressive et maîtrisée. Ce choix renforce la sécurité nationale, mais aussi la dignité collective, en réconciliant souveraineté technologique et souveraineté politique.

La portée de cet acte dépasse l’instant et s’ancre dans le futur. En annonçant la construction, à l’horizon 2028, d’un datacenter national de nouvelle génération ouvert à l’ensemble de l’écosystème numérique, le Chef du Gouvernement inscrit cette dynamique dans une logique de développement inclusif, créateur de confiance, de compétences et d’opportunités économiques. La souveraineté numérique devient ainsi un vecteur de paix, de prévisibilité et de cohésion nationale.

Sous la conduite du président Ibrahim Traoré, le Burkina Faso avance avec méthode et détermination. En reprenant le contrôle de ses données, il reprend la maîtrise de son destin, et grave dans le temps long une vérité simple et souveraine : un État qui protège ses données protège sa liberté.

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