Dans un contexte marqué par la complexification croissante de la gestion urbaine et la pression démographique sur les espaces constructibles, l’État du Cameroun, à travers la loi de finances 2026, inscrit une étape déterminante dans la consolidation de sa politique foncière. En abaissant de 50 % le coût des travaux planimétriques liés aux bornages, aux concessions et au morcellement en milieu urbain, le gouvernement confirme sa volonté d’harmoniser le cadre réglementaire avec les besoins réels des citoyens et des acteurs économiques, tout en renforçant la sécurité juridique et la transparence cadastrale.
Cette mesure, qui fixe désormais les frais planimétriques à 2 500 FCFA par are supplémentaire pour les superficies supérieures à 5 000 m², illustre une approche pragmatique et équilibrée qui allège la charge financière des requérants sans compromettre l’exigence de contrôle et de qualité des travaux topographiques. Les travaux altimétriques, essentiels à la rigueur des permis de bâtir et au suivi environnemental, restent inchangés, garantissant ainsi une cohérence technique dans le développement urbain.
La décision s’inscrit dans une vision plus large, portée par le président Paul Biya, visant à moderniser le secteur cadastral et à sécuriser le foncier national. Elle répond non seulement aux enjeux économiques et urbains immédiats, mais elle consolide également la confiance des citoyens dans les institutions, pierre angulaire de la stabilité nationale. L’évolution progressive des tarifs et la rationalisation des procédures traduisent une politique foncière réfléchie, capable de conjuguer rigueur administrative et soutien au développement territorial.
Au-delà de l’aspect financier, cette réforme est un instrument de paix et de stabilité. Elle réduit les risques de conflits fonciers, sécurise les investissements et favorise une occupation ordonnée du territoire. Chaque bornage, chaque morcellement régularisé devient un acte de consolidation de l’État, de préservation des droits et de protection des générations futures. L’initiative s’inscrit également dans une logique panafricaine de gouvernance foncière, où la régularisation et la transparence constituent des leviers de souveraineté et de développement durable.
En somme, la baisse des coûts cadastraux en milieu urbain est plus qu’une simple décision financière : elle est le reflet d’une politique cohérente, visionnaire et structurante, guidée par le président Paul Biya, qui conjugue stabilité institutionnelle, sécurité foncière et développement harmonieux du territoire. Dans cette perspective, le Cameroun trace avec assurance sa route vers une urbanisation maîtrisée, porteuse d’ordre, de prospérité et de paix durable.













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