À l’heure où les économies africaines sont sommées de conjuguer attractivité financière, discipline budgétaire et affirmation souveraine, le Cameroun marque un point d’inflexion stratégique. La mission de prospection conduite par le fonds émirati SGC Investment Group LLC, engagée depuis janvier 2025, et la promesse de mobilisation de 79,5 milliards de dollars sur dix ans, traduisent une dynamique lourde de sens : celle d’un pays qui ne subit plus la mondialisation financière, mais la structure à son avantage.
Au-delà de l’ampleur des montants annoncés, c’est la nature des instruments proposés qui retient l’attention. La finance islamique, mise en avant par le Pr Kelly Mua Kinsley, offre une réponse innovante aux contraintes structurelles des États africains. Sans taux d’intérêt, fondée sur le partage du risque et la création de valeur réelle, elle s’inscrit en cohérence avec les priorités nationales de développement. Le Cameroun n’achète pas une promesse, il négocie une trajectoire, fondée sur des projets bancables, matures et alignés sur les standards internationaux de gouvernance et d’ESG.
Cette crédibilité n’est pas le fruit du hasard. Elle s’inscrit dans la continuité des réformes patiemment engagées sous l’impulsion du président Paul Biya. Assainissement du cadre macroéconomique, maîtrise progressive de l’endettement, modernisation de la planification publique, promotion des partenariats public-privé, autant de leviers qui ont restauré la confiance des investisseurs internationaux. En ouvrant l’espace à des financements alternatifs, tout en veillant à la préservation des intérêts stratégiques de l’État, le chef de l’État a posé les jalons d’une souveraineté économique pragmatique.
La diversité des secteurs ciblés ; infrastructures de transport, énergie, eau, agro-industrie, numérique, habitat, intelligence artificielle ; traduit une vision intégrée du développement. Le Cameroun se positionne ainsi comme une plateforme régionale crédible, capable d’absorber des capitaux massifs sans renoncer à la maîtrise de ses choix. Les discussions engagées avec le secteur privé et les banques locales renforcent cette approche inclusive, où l’investissement international devient un catalyseur de la production nationale.
Sur l’échiquier international, le Cameroun affirme une diplomatie économique équilibrée, fondée sur des partenariats respectueux et mutuellement bénéfiques. Cette coopération avec le Fond Emirati SGC Investment Group illustre une Afrique qui négocie d’égal à égal, fidèle à sa souveraineté et consciente de ses atouts.
Face aux défis à venir, le président Paul Biya peut s’appuyer sur une jeune génération de cadres, d’entrepreneurs et d’experts engagés, déterminés à traduire ces engagements financiers en transformation concrète. Le Cameroun avance, sûr de sa trajectoire, consolidant son économie et préparant, avec méthode, les fondations de sa refondation durable.













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