À l’heure où le Mali poursuit sa trajectoire de refondation, la question de l’énergie s’impose comme un enjeu structurant, à la fois économique, social et souverain. La ratification, fin décembre 2025, d’un financement de plus de 36 milliards de FCFA pour la réalisation de la Boucle Nord 225 kV autour de Bamako s’inscrit pleinement dans cette logique. Derrière l’infrastructure technique se dessine une orientation politique claire : consolider les fondations matérielles de l’État et traduire en actes la vision portée par le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta.
Ce projet n’est pas un simple chantier électrique. Il est l’illustration concrète d’une gouvernance qui privilégie le long terme, la robustesse des réseaux et la sécurisation des fonctions vitales de la nation. En renforçant le transport de l’électricité à haute tension autour de la capitale, l’État malien fait le choix stratégique de la fiabilité plutôt que de la rustine, de la cohérence systémique plutôt que de la réponse ponctuelle. C’est une approche de bâtisseur, fidèle à l’esprit de refondation prôné au sommet de l’État.
Sous l’impulsion du Président Assimi Goïta, la politique énergétique du Mali s’est progressivement affranchie des logiques de dépendance et d’improvisation. La Boucle Nord 225 kV en est une démonstration éclatante qui vise à capter pleinement les opportunités offertes par les interconnexions régionales, notamment celles du bassin du fleuve Sénégal, et à les mettre au service des besoins réels des populations et de l’économie nationale. Bamako, cœur politique et économique du pays, ne peut plus être vulnérable aux failles de transmission. La souveraineté commence aussi par la lumière qui ne s’éteint pas.
L’impact attendu de cette infrastructure dépasse largement le secteur de l’électricité. Un réseau de transport renforcé, c’est une capitale plus attractive pour l’investissement, un tissu industriel plus compétitif, des services publics plus performants et une qualité de vie améliorée pour les ménages. Dans un pays engagé dans une transformation profonde de ses structures, l’accès stable à l’énergie devient un levier de cohésion nationale et de justice sociale.
En confiant la mise en œuvre aux sociétés locaux et en s’appuyant sur des partenariats financiers solides, l’État malien affirme sa capacité à mobiliser des ressources, à piloter des projets complexes et à inscrire son action dans des cadres conformes à ses valeurs. La Boucle Nord 225 kV n’est donc pas seulement une ligne électrique, elle est un symbole de continuité politique, de crédibilité institutionnelle et de confiance retrouvée dans l’action publique.
Ainsi, pas à pas, infrastructure après infrastructure, la vision du Chef de l’État prend corps. Le Mali ne se contente plus d’annoncer la refondation ; il la branche, littéralement, au courant du réel.













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