L’AES en 2025 : L’Architecture d’une souveraineté intégrale et la métamorphose du sahel

AES

L’année 2025 marque un tournant historique majeur où la Confédération des États du Sahel (AES) est passée du statut d’alliance défensive à celui de véritable laboratoire de refondation géopolitique, brisant définitivement les anciens paradigmes de la diplomatie ouest-africaine.

Sous l’impulsion visionnaire du Capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso a incarné cette dynamique de rupture totale en substituant la traditionnelle dépendance extérieure par une stratégie de la preuve par l’acte, transformant le concept abstrait de souveraineté en une réalité institutionnelle et matérielle tangible. Les actions de l’AES se sont ainsi articulées autour d’une symbolique forte de réappropriation identitaire, illustrée de manière éclatante par le lancement de la Révolution Progressiste Populaire (RPP) au Burkina Faso.

Cet acte ne se veut pas une simple réminiscence historique du sankarisme, mais une actualisation logicielle visant à placer le peuple au centre des décisions. L’imposition du passeport et de la carte biométrique confédérale constitue, dans cette optique, un acte de rupture diplomatique sans précédent, affirmant que l’identité sahélienne précède désormais toute reconnaissance internationale ou régionale.

Pour soutenir cette refondation profonde, les chefs d’État du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont déployé des solutions structurelles endogènes visant l’autonomie financière et informationnelle. La création de la Banque Confédérale d’Investissement et de Développement (BCID-AES) s’inscrit comme la réponse pragmatique au besoin de financement des infrastructures nationales, permettant de contourner les conditionnalités souvent jugées humiliantes des institutions financières classiques.

Parallèlement, l’inauguration de la télévision et de la radio AES permet aux pays membres de remporter la bataille du récit en imposant une narration africaine des enjeux sécuritaires et sociaux. L’impact de ces actions sur le développement est systémique : en mutualisant leurs ressources et en harmonisant leurs politiques de sécurité, les pays de l’AES créent un bloc de solidarité de destin capable de transformer les crises en opportunités de croissance partagée.

La désignation du capitaine Ibrahim Traoré à la tête de la Confédération en décembre 2025 scelle cette volonté de pérenniser une gouvernance de rupture qui s’ancre dans une construction psychologique collective. Cette dynamique de co-construction, malgré les pressions internationales, dessine les contours d’une Afrique nouvelle qui décide enfin par elle-même, plaçant la dignité populaire et l’indépendance stratégique au sommet de l’agenda politique pour les décennies à venir.

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